3 signes potentiels de problème à la prostate

3 signes potentiels de problème à la prostate

Située sous la vessie ainsi que devant le rectum, la prostate est une glande de petite taille liée à l’appareil reproducteur et urinaire masculin. Cette glande, pesant entre 20 et 25 grammes, joue un rôle primordial dans la production et le stockage du liquide prostatique (liquide séminal). De plus, sa fonction musculaire lui permet de bloquer l’urine lors de rapports sexuels. Uniquement présente chez l’homme, la prostate peut être touchée par plusieurs maladies, bénignes tout autant que malignes.

Face aux problèmes de prostate, plusieurs symptômes apparaissent. Désagréable et contrariant au quotidien, ces symptômes nuisent au bonheur d’un homme et l’empêche de pleinement profiter de sa journée. C’est alors à l’homme lui-même de les appréhender, les analyser et tenter d’y remédier

Mais avant ça, il doit être en mesure de comprendre qui est réellement le coupable de ses maux. Qui le fait se lever plusieurs fois dans la nuit pour uriner ? Qui l’empêche de mener une journée normale sans devoir gérer sa vessie et ses exigences ? Enfin, qui le fait souffrir lors d’un rapport intime ou lors d’une simple visite à l’urinoir ? Avant de découvrir 3 signes potentiels de problème à la prostate, découvrons qui est le coupable des problèmes de prostate.

Qui est le coupable ? 

Difficile à croire et pourtant, Le principal coupable de ces nuisances physiques est la prostate elle-même. Avec l'âge, pendant le processus de vieillissement humain, la prostate grossit. Elle finit par s’appuyer sur la vessie et l'urètre, gênant dans leurs tâches quotidiennes. À titre d’exemple, chez des jeunes hommes adultes en bonne santé, la taille de la prostate est comparable à celle d’une noix. Elle est donc de taille moyenne, mesurant environ 4 cm de largeur, 3 cm de hauteur et 2 cm d’épaisseur. Plus tard, à partir de 50 ans, si l’homme est atteint d’une hypertrophie bénigne (augmentation anormale de volume d'un organe), elle se déforme et augmente de 4 à 5 fois par rapport à sa taille initiale… Elle est alors comparée à une balle de tennis ou pire à un pamplemousse.

Aussi appelé adénome prostatique ou hyperplasie bénigne de la prostate, une hypertrophie et une pathologie bénigne. Absolument sans gravité, l’adénome de la prostate cause cependant divers troubles urinaires chez l’homme. Même si chacun n'en ressent pas forcément les effets, l’adénome de la prostate est présent chez plus de 80% des hommes séniors. Bien évidemment, il arrive, dans certains cas exceptionnels, que l’âge n’importe pas dans l’apparition d’une hypertrophie bénigne de la prostate (HBP). La preuve avec ce rapport scientifique, faisant état d’un cas d’HBP chez un jeune d’une vingtaine d'années. 

1 - Difficultés ou impossibilités à uriner

Les premières complications liées aux problèmes de prostate sont les difficultés, voire les impossibilités, à uriner. Ces difficultés se traduisent par un manque de pression lors du jet de miction (terme médical désignant l’évacuation des urines de la vessie). Le manque de pression est tel que parfois, l’action d'uriner s’arrête, demandant un effort de poussée supplémentaire.

Plus grave et tout aussi fréquent, l’impossibilité d’uriner. Ce symptôme s’articule autour d’une vessie pleine, qui a besoin d’être vidée, mais qui présente des signes de blocage. L’urine s’accumule alors et la vessie stocke encore et encore… Jusqu'à atteindre sa capacité maximale, près de 1500 ml chez l'adulte.

2 - Envies d’uriner fréquentes

Véritable handicap au quotidien, l’envie très fréquente d'uriner est due à plusieurs dérèglements au sein de l’organisme, et surtout au niveau de la vessie. Organe musculaire en forme de ballon, la vessie se remplit tout au long de la journée. Sa flexibilité lui permet de stocker une large quantité d’urine. Lorsqu'elle est pleine, ou qu’elle ressent le besoin d’être vidée, des capteurs disséminés dans ce petit organe envoient un signal au cerveau.

En 24 heures, lors d’une journée lambda, le volume de sécrétion urinaire (appelée diurèse) normal varie entre 800 à 1500 ml. Plus simplement, cela correspond en moyenne à 5-7 mictions par jour, d’un volume de 200 ml. Bien évidemment, cela dépend aussi de la quantité d’eau absorbée par le corps au cours de la journée.

Chez une personne atteinte d’hyperactivité vésicale (HV), tout ce petit monde est déréglé. La vessie se contracte trop souvent et ses capteurs s'emballent. L’envie d’uriner est alors soudaine, répétitive et récurrente, trop récurrente. Difficile à maîtriser, cette envie incessante d’uriner se produit plus de 8 fois par jour, et 10 fois en moyenne, pour une personne atteinte d’HV.

Plus présente qu'on puisse le penser, l'hyperactivité vésicale toucherait près de 22 millions de personnes en Europe, selon une étude transeuropéenne. Toujours selon cette étude, les hommes seraient plus enclins à souffrir d’HV que les femmes. Enfin, cette hyperactivité vésicale est surtout très présente chez les personnes âgées, hommes comme femmes, et entraîne le plus souvent des incontinences urinaires, plus communément appelés “des petites fuites''.

Chez les hommes, la pollakiurie (envie très fréquente d’uriner) est principalement due à un grossissement de la prostate. Lorsqu'elle atteint une taille trop encombrante, elle vient appuyer la vessie. Déréglant ses capteurs et diminuant ses capacités de stockage.

3 - Brûlures lors de la miction

Fréquemment présente lors d’infection urinaire, la sensation de douleur ou de brûlure lors de la miction peut également être liée à la prostate. En s'appuyant sur l'urètre, la prostate va, comme nous l’avons vu plus haut, gêner voir bloquer le transport d'urine. Par cette action de compression, elle va également venir irriter le canal transportant l’urine. Cette irritation va alors causer des brûlures et des douleurs lors de la miction. 

Cette sensation de brûlure lors de la miction peut alors correspondre à une prostatite (inflammation de la prostate), ou comme nous l’avons vu tout au long de cet article à un adénome de la prostate. Cette irritation du canal peut également causer des éjaculations douloureuses et par la même occasion, si l’irritation est trop prononcée ainsi que trop répéter, du sang dans l'urine ou dans le sperme.

Les compléments alimentaire au service de la prostate

Pour soulager au mieux la vessie et pallier les désagréments liés à la prostate, diverses solutions naturelles existent. Une d'elles est la prise de compléments alimentaires. Cela peut sembler un peu fou et pourtant, les compléments alimentaires sont un allié de taille face aux problèmes de prostate.

Conçus à partir de remèdes naturels, les compléments alimentaires traitent le problème en profondeur et sur la durée. Prenons l'exemple des Laboratoires Solage, ayant créé un produit complet à partir de plantes (Palmier Nain et Courge). Ce produit nommé Solaman à pour objectif de renforcer le travail fait autour de la prostate, agir sur la vessie et être utile au quotidien pour la santé de l'homme.

En plus d’être conçu à partir d’extraits de Palmier Nain (320 mg) et de Courge (320 mg) Solaman contient également du zinc (10 mg), de la vitamine E (30 mg), du lycopène (5 mg)  et de la vitamine D3 (7,5 μg). Totalement naturels, l'intégralité de ces principes actifs permettent de renforcer les effets salvateurs de Solaman.  

Les compléments alimentaires sont une solution viable, le doute n’est plus permis sur ce point-là. Cependant, il est important de comprendre que ce n’est pas un remède miracle, dégonflant du jour au lendemain une prostate prédominante. C’est à l’inverse un produit sur la durée, qui doit vous accompagner, à dose raisonnable, sur plusieurs mois.

 Références : 

  1. Shi-Jun Zhang, Hai-Ning Qian, Yan Zhao, Kai Sun, Hui-Qing Wang, Guo-Qing Liang , Feng-Hua Li et Zheng Li - Relationship between age and prostate size - Asian J Androl - 2013 Jan ; 15(1): 116–120. 
  2. Claus G Roehrborn - Prostate Size: Does It Matter ? - Rev Urol - 2000 Spring ; 2(2): 9598.7
  3. H Sumiya, H Fuse, O Matsuzaki, J Shimazaki - Benign prostatic hypertrophy in a young male - Eur Urol - 1987 ; 13(5) : 355-7. 
  4. J. AMBLARD - B. JACQUETIN - Extrait des Mises à jour en Gynécologie et Obstétrique - Collège National des Gynécologues et Obstétrique Français - 27.11.2003 - Tome XXVII
  5. Marylène Jousse - Etude de la sensibilité vésicale, des moyens d’évaluation et des possibles facteurs l’influençant - Neurosciences [q-bio.NC] - Université Pierre et Marie Curie - Paris VI ;  2014.

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